Policier décédé en intervention à Jette: le tribunal révoque le sursis, obtenu en 2024 et en 2025, d'un des suspects
Le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles a révoqué ce vendredi 23 octobre 2026 le sursis probatoire obtenu par S.E.A. dans deux condamnations pour des faits de stupéfiants, datant de 2024 et 2025.
- Publié le 23-10-2026 à 16h53

Le tribunal a estimé que cet individu, qui figure parmi les suspects maintenus en détention préventive dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'inspecteur de police Nordine El Talbi, n'avait pas respecté les conditions imposées en 2024 et en 2025 par le tribunal de première instance de Bruxelles.
Ses deux condamnations, à 18 mois et à quatre ans d'emprisonnement, seront dès lors mises à exécution. La défense de S.E.A. a déjà signalé qu'elle ferait appel de la révocation du sursis.
"Un manque de clarté"
Pour motiver sa décision, le tribunal a cité vendredi un manque de clarté dans les "intentions" de recherche d'emploi de S.E.A. Ce dernier aurait dû prouver une meilleure recherche d'emploi depuis 2024, d'après le juge correctionnel, se référant aux conditions probatoires du jugement prononcé le 29 mai 2024. S.E.A. a également omis de se rendre à une convocation de son assistante de justice. Il se serait aussi rendu à l'étranger sans avertir cette dernière.
L'homme a également consommé des stupéfiants après 2025, a ajouté le tribunal, en se référant cette fois aux conditions probatoires du second jugement pour faits de stupéfiants.
S.E.A. n'a pas exprimé un mot. Vendredi dernier, à l'occasion de son premier passage devant le même juge pour défendre le respect de ses conditions probatoires, il avait affirmé publiquement, et avec force, être innocent dans la mort de l'inspecteur Nordine El Talbi. Telle une "cocotte-minute", il avait presque explosé à l'audience, quatre jours après son arrestation à Jette, sur le lieu de l'homicide.
