Manifestation nationale du 9 octobre en Belgique : seuls 16 % des services de bus et de métros assurés à Charleroi

Les transports en commun sont clairement impactés ce vendredi 9 octobre 2026 à Charleroi par la manifestation nationale prévue à Bruxelles.

Belga
 Les bus circuleront jusqu’à la mise en place de l’antenne de métro.
En ce jour de manifestation nationale, la circulation des bus et des trams est solidement perturbée à Charleroi ce vendredi 9 octobre 2026. ©BELGA 

La circulation des bus et des métros est fortement perturbée vendredi matin à Charleroi en raison de la journée de manifestation interprofessionnelle, organisée en front commun syndical. Seuls 16 % des services sont assurés dans la métropole, a indiqué une porte-parole de l'entreprise, ce vendredi 9 octobre 2026 aux premières heures de la journée.

Manifestation et grève nationale du 9 octobre: près de 30 lignes de bus non desservies et une centaine perturbées en région liégeoise

Ces perturbations interviennent après celles survenues jeudi. Dans différentes villes wallonnes, les chauffeurs de la société ont débrayé pour dénoncer la remise en question d'une convention collective de travail par l'Opérateur de transport de Wallonie (OTW) quelques heures avant une séance de négociations avec les syndicats.

Suivez la situation en direct :

La manifestation officiellement terminée, échauffourées encore en cours à Midi et Central

La manifestation nationale organisée par la FGTB est désormais terminée, a indiqué la police bruxelloise, vendredi peu après 14h00. La mobilisation syndicale est officiellement terminée mais des troubles étaient encore constatés dans certains secteurs "sans aucun lien avec les revendications ni avec le déroulement du rassemblement de ce jour", précise la police.

Des tensions entre jeunes masqués et policiers étaient encore observées en différents endroits. A la gare du Midi où plusieurs entrées ont dû être fermées, un bus de la Stib a été vandalisé au carrefour de l'avenue Fonsny et de la rue d'Angleterre.

Le calme n'était pas complètement revenu à la gare Centrale où de nombreux éléments de mobiliers urbains ont été endommagés et plusieurs vélos partagés incendiés. Boulevard de l'Empereur, des casseurs s'en sont pris à des véhicules en stationnement. Au moins quatre voitures ont été endommagées.

Des centaines de jeunes masqués et vêtus de noir sont arrivés avant même le coup d'envoi de la manifestation, vendredi vers 10h00 au Mont des Arts, non loin de la gare Centrale. Depuis, ils jouent au chat et à la souris avec les policiers, leur lançant des projectiles et filmant leurs faits d'armes. La police a mobilisé plusieurs autopompes et utilise massivement le gaz lacrymogène.

Des échauffourées à proximité de la gare du Midi

Des tensions entre jeunes masqués et policiers étaient également observées aux abords de la gare du Midi à Bruxelles ce vendredi à la mi-journée. Les forces de l'ordre ont actionné leurs autopompes et du gaz lacrymogène à hauteur de la rue d'Angleterre.

Le calme n'était pas complètement revenu à la gare Centrale où de nombreux éléments de mobiliers urbains ont été endommagés et plusieurs vélos partagés incendiés.

Des centaines de jeunes masqués et vêtus de noir sont arrivés avant même le coup d'envoi de la manifestation, vers 10h00 au Mont des Arts, non loin de la gare Centrale. Un jeu du chat et de la souris a alors débuté avec les policiers. Les entrées principales de la gare ont dû être fermées, tout comme quelques rues avoisinantes. L'hélicoptère de la police a été sollicité.

Trottinettes et vélos brûlés, la police tire du gaz lacrymogène

Notre journaliste présent à la manif confirme qu'il y a eu des incidents à la gare centrale, avec des trottinettes et vélos brûlés. La police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les troupes.

La FGTB évoque 50.000 personnes dans les rues de Bruxelles

50.000 personnes ont pris part à la manifestation nationale organisée par la FGTB, selon un bilan chiffré avancé par le président du syndicat socialiste Bert Engelaar.

La CSC attend des actes après sa rencontre avec le président des Engagés

Une large délégation de la CSC a été reçue vendredi matin pendant environ une heure par le président des Engagés, Yvan Verougstraete, au siège du parti. Les représentants syndicaux ont exprimé leurs inquiétudes face aux mesures du gouvernement fédéral et aux arbitrages budgétaires à venir. Le président n'a pris aucun engagement ferme, mais a défendu la nécessité du dialogue.

"On a peur que de nouvelles mesures s'attaquent frontalement au monde du travail", a expliqué à la sortie David Camerini, président syndical CSC Métal à ArcelorMittal Liège. Il a dénoncé les mesures touchant les travailleurs, les allocataires sociaux et les malades, ainsi que la flexibilisation du travail.

Le syndicaliste a rappelé que les organisations syndicales ont proposé des alternatives budgétaires représentant 21 milliards d'euros. Il attend désormais de voir quel poids le président des Engagés donnera à leurs revendications dans les discussions gouvernementales. "On va voir factuellement", a-t-il souligné.

Yvan Verougstraete a qualifié les échanges de "sincères, calmes". "L'objectif aujourd'hui, ce n'est pas de prendre des engagements fermes", a-t-il précisé, évoquant les décisions et arbitrages qui restent à prendre dans le cadre du conclave.

Le président des Engagés défend un élargissement de l'assiette fiscale afin d'alléger les charges sur le travail, particulièrement pour les bas salaires. "Je préfère un peu plus de TVA et moins de charges sur le travail qu'inversement", a-t-il déclaré. Redonner du pouvoir d'achat aux travailleurs constitue, selon lui, une priorité.

"Je ne leur ai évidemment pas promis monts et merveilles", a ajouté Yvan Verougstraete. Il estime que le dialogue a été "franc et honnête", tout en reconnaissant que des incertitudes persistent et que des solutions restent à trouver.

Cette rencontre s'inscrit dans une mobilisation de la CSC devant les sièges des cinq partis de la coalition fédérale, en marge de la manifestation nationale organisée vendredi à Bruxelles.

Climat d'émeutes aux abords de la gare Centrale à Bruxelles

Des émeutes étaient en cours peu avant midi vendredi aux abords de la gare Centrale à Bruxelles, en marge de la manifestation nationale organisée par les syndicats. Des confrontations ont lieu entre des centaines de jeunes masqués et vêtus de noir, et la police. Des pavés, des bouteilles en verre, des feux d'artifice et des poubelles sont jetés sur les forces de l'ordre et celles-ci répliquent avec le canon à eau et du gaz lacrymogène.

Plusieurs vélos partagés ont été incendiés place de l'Albertine, provoquant un nuage de fumée. Bon nombre de jeunes étaient déguisés, en Batman, Teletubbies, ou encore Spiderman. D'autres multipliaient les vidéos de leurs exploits à proximité des policiers. L'un des manifestants était muni d'un sabre japonais.

La situation était tendue depuis 10h00 environ à la gare Centrale, jeunes masqués et policiers jouant au jeu du chat et de la souris.

"Vers 10h30, des tensions sont apparues dans les environs de la gare, où plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés aux côtés des manifestants", explique la police bruxelloise dans un communiqué diffusé à la mi-journée. "L'atmosphère s'est progressivement tendue et d'importants troubles à l'ordre public se sont produits."

"Afin de rétablir l'ordre public et de garantir la sécurité des citoyens, des manifestants et des services de secours, la police est intervenue de manière ciblée à l'encontre des fauteurs de troubles. Une arroseuse et du gaz lacrymogène ont été utilisés à distance afin de les repousser."

Les premiers manifestants arrivent à la gare du Midi

Un premier groupe de manifestants FGTB est arrivé dans le calme à la gare du Midi vers 11h40.

Les responsables de la FGTB/ABVV, Selena Carbonero Fernandez et Bert Engelaar, étaient notamment présents à l'avant du cortège. L'ancien président du syndicat socialiste, Thierry Bodson, se trouvait également à leurs côtés pendant une partie de la manif. 

Un second groupe composé de syndicalistes de la CSC est arrivé dans la foulée sur l'Esplanade de l'Europe. 

Le président du PTB/PVDA, Raoul Hedebouw, était, lui, présent sur un stand installé boulevard Lemmonier. 

A 11h45, aucune estimation du nombre de participants à la manifestation n'a encore été communiquée par la police, ni par les syndicats. Des manifestants continuent en effet d'affluer depuis la gare Centrale.

Quels sont les profils présents dans la manif?

Notre jeune journaliste présent à la manif constate une diversité de profils parmi les manifestants : il y a des retraités, des artistes, des demandeurs d’emploi mais ce sont surtout les étudiants qui priment et revendiquent entre baisse du minerval pour le supérieur et amélioration du statut des professeurs pour le secondaire

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