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La manifestation nationale officiellement terminée, échauffourées encore en cours à Midi et Central (direct)

Entre 30.000 et 50.000 personnes étaient dans les rues de Bruxelles ce vendredi 9 octobre 2026 pour manifester contre les mesures du gouvernement Arizona. Les premiers manifestants se sont élancés depuis la gare Centrale, où des feux d'artifice ont été tirés. Quelques affrontements ont éclaté tandis que la CSC a rencontré différents représentants de parti de l'Arizona.

Belga
La Rédaction de l'Avenir

Ce vendredi, entre 30.000, selon la police, et 50.000 personnes, selon la FGTB, ont pris part à Bruxelles à la manifestation nationale organisée par le syndicat socialiste.

Les syndicats CSC et FGTB mènent ces nouvelles actions, alors que les négociations budgétaires du gouvernement fédéral battent leur plein et que le Premier ministre, Bart De Wever, est en principe attendu le mardi 13 octobre, à la Chambre, pour sa déclaration de politique générale. L'action de vendredi précède une autre journée de grève dans les secteurs publics, prévue lundi 12 octobre, et intervient dans un contexte de vives contestations dans le secteur de l'enseignement francophone.

Une manifestation pour la FGTB

Sous le slogan "Pas dans nos poches", la FGTB a appelé à une manifestation, vendredi matin, au départ de la gare de Bruxelles-Central. Le syndicat socialiste s'oppose à la politique socio-économique du gouvernement fédéral et plus particulièrement à une possible augmentation de la TVA et à une annualisation du temps de travail "qui impose toujours plus de flexibilité". La FGTB refuse en outre que l'on touche à l'indexation automatique des salaires "et donc au pouvoir d'achat".

La manifestation s'est élancé après des prises de parole de responsables syndicaux prévues vers 11h à la gare centrale, est présentée comme "un premier avertissement" au gouvernement fédéral. Ce dernier s'est fixé l'objectif de trouver 10 milliards d'euros d'ici la fin de la législature en 2029.

Protesters pictured during a national manifestation against the Federal Government's budgetary measures, under the 'Keep your hands out of our pockets!' (Blijf uit onze zakken! - Pas dans nos poches) moniker, organised by the trade unions on Friday 9 October 2026 in Brussels. 
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BELGA PHOTO EMILE WINDAL ©Belgaimage

Des affrontements ont éclaté dans le même temps.

La Belgique doit théoriquement remettre son projet de budget à la Commission européenne au plus tard le 15 octobre.

Rencontres entre CSC et les partis politiques

Au contraire du syndicat libre Synova, la CSC s'associe à la FGTB pour cette "action d'avertissement" mais le syndicat chrétien prévoit plus spécifiquement de se rendre vendredi aux sièges des cinq partis (N-VA, CD&V, Vooruit, MR et Les Engagés) qui forment la majorité "Arizona" au fédéral. Des prises de paroles sont là aussi prévues et il a été demandé aux partis de recevoir une délégation syndicale. La secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska, sera notamment présente à 08h30 devant le siège bruxellois du MR.

"Il apparaît de plus en plus clairement que les mesures de l'Arizona plongent un très grand nombre de personnes dans les difficultés et ne contribuent en rien à combler le déficit public. Après tout ce temps sous le gouvernement Arizona, le pays et sa population se trouvent dans une situation pire que jamais", dézingue la CSC, qui a présenté des propositions concrètes "à hauteur de 21 milliards d'euros pour résoudre le problème budgétaire et redonner véritablement un nouveau souffle au pays."

A delegation of the CSC union is received at the headquarters of the french-speaking centrist political movement Les Engages, on the day of a national manifestation against the Federal Government's budgetary measures, under the 'Keep your hands out of our pockets!' (Blijf uit onze zakken! - Pas dans nos poches) moniker, organised by the trade unions on Friday 9 October 2026 in Brussels. 
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Une délégation a notamment été reçue par le président des Engagés. BELGA PHOTO MATEUSZ KUKULKA ©Belgaimage

Si des milliers, et peut-être même des dizaines de milliers, de manifestants sont attendus dans les rues de Bruxelles, l'action syndicale aura aussi des répercussions aux quatre coins du pays. Ce sera le cas particulièrement dans les transports publics, la Stib, Letec et De Lijn ayant d'ores et déjà prévenu que leurs réseaux seront passablement perturbés.

Quels impacts ce vendredi?

A Brussels Airport, environ 140 vols seront annulés vendredi. L'aéroport de Charleroi, en revanche, maintiendra tous ses vols vendredi ainsi que lundi, journée au cours de laquelle est prévue une journée d'actions dans les services publics initiée par la CGSP.

D'autres conséquences de l'action syndicale de vendredi sont attendues çà et là comme dans des recyparcs wallons.

Sur le rail, les trains circuleront normalement vendredi mais le mouvement de grève de la CGSP restreindra l'offre de trains du dimanche 11 octobre, dès 22h00, au lundi 12 octobre inclus (dernier train), selon la SNCB qui planche sur un "service alternatif" en fonction du personnel disponible.

En région liégeoise, près de 30 lignes de bus sont actuellement non desservies et une centaine perturbées.

La dernière manifestation nationale contre le gouvernement fédéral, le 12 mai dernier, avait rassemblé entre 40.000 (selon la police) et 75.000 (selon les syndicats) manifestants dans les rues de la capitale.

La manifestation officiellement terminée, échauffourées encore en cours à Midi et Central

La manifestation nationale organisée par la FGTB est désormais terminée, a indiqué la police bruxelloise, vendredi peu après 14h00. La mobilisation syndicale est officiellement terminée mais des troubles étaient encore constatés dans certains secteurs "sans aucun lien avec les revendications ni avec le déroulement du rassemblement de ce jour", précise la police.

Des tensions entre jeunes masqués et policiers étaient encore observées en différents endroits. A la gare du Midi où plusieurs entrées ont dû être fermées, un bus de la Stib a été vandalisé au carrefour de l'avenue Fonsny et de la rue d'Angleterre.

Le calme n'était pas complètement revenu à la gare Centrale où de nombreux éléments de mobiliers urbains ont été endommagés et plusieurs vélos partagés incendiés. Boulevard de l'Empereur, des casseurs s'en sont pris à des véhicules en stationnement. Au moins quatre voitures ont été endommagées.

Des centaines de jeunes masqués et vêtus de noir sont arrivés avant même le coup d'envoi de la manifestation, vendredi vers 10h00 au Mont des Arts, non loin de la gare Centrale. Depuis, ils jouent au chat et à la souris avec les policiers, leur lançant des projectiles et filmant leurs faits d'armes. La police a mobilisé plusieurs autopompes et utilise massivement le gaz lacrymogène.

Des échauffourées à proximité de la gare du Midi

Des tensions entre jeunes masqués et policiers étaient également observées aux abords de la gare du Midi à Bruxelles ce vendredi à la mi-journée. Les forces de l'ordre ont actionné leurs autopompes et du gaz lacrymogène à hauteur de la rue d'Angleterre.

Le calme n'était pas complètement revenu à la gare Centrale où de nombreux éléments de mobiliers urbains ont été endommagés et plusieurs vélos partagés incendiés.

Des centaines de jeunes masqués et vêtus de noir sont arrivés avant même le coup d'envoi de la manifestation, vers 10h00 au Mont des Arts, non loin de la gare Centrale. Un jeu du chat et de la souris a alors débuté avec les policiers. Les entrées principales de la gare ont dû être fermées, tout comme quelques rues avoisinantes. L'hélicoptère de la police a été sollicité.

Trottinettes et vélos brûlés, la police tire du gaz lacrymogène

Notre journaliste présent à la manif confirme qu'il y a eu des incidents à la gare centrale, avec des trottinettes et vélos brûlés. La police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les troupes.

La FGTB évoque 50.000 personnes dans les rues de Bruxelles

50.000 personnes ont pris part à la manifestation nationale organisée par la FGTB, selon un bilan chiffré avancé par le président du syndicat socialiste Bert Engelaar.

La CSC attend des actes après sa rencontre avec le président des Engagés

Une large délégation de la CSC a été reçue vendredi matin pendant environ une heure par le président des Engagés, Yvan Verougstraete, au siège du parti. Les représentants syndicaux ont exprimé leurs inquiétudes face aux mesures du gouvernement fédéral et aux arbitrages budgétaires à venir. Le président n'a pris aucun engagement ferme, mais a défendu la nécessité du dialogue.

"On a peur que de nouvelles mesures s'attaquent frontalement au monde du travail", a expliqué à la sortie David Camerini, président syndical CSC Métal à ArcelorMittal Liège. Il a dénoncé les mesures touchant les travailleurs, les allocataires sociaux et les malades, ainsi que la flexibilisation du travail.

Le syndicaliste a rappelé que les organisations syndicales ont proposé des alternatives budgétaires représentant 21 milliards d'euros. Il attend désormais de voir quel poids le président des Engagés donnera à leurs revendications dans les discussions gouvernementales. "On va voir factuellement", a-t-il souligné.

Yvan Verougstraete a qualifié les échanges de "sincères, calmes". "L'objectif aujourd'hui, ce n'est pas de prendre des engagements fermes", a-t-il précisé, évoquant les décisions et arbitrages qui restent à prendre dans le cadre du conclave.

Le président des Engagés défend un élargissement de l'assiette fiscale afin d'alléger les charges sur le travail, particulièrement pour les bas salaires. "Je préfère un peu plus de TVA et moins de charges sur le travail qu'inversement", a-t-il déclaré. Redonner du pouvoir d'achat aux travailleurs constitue, selon lui, une priorité.

"Je ne leur ai évidemment pas promis monts et merveilles", a ajouté Yvan Verougstraete. Il estime que le dialogue a été "franc et honnête", tout en reconnaissant que des incertitudes persistent et que des solutions restent à trouver.

Cette rencontre s'inscrit dans une mobilisation de la CSC devant les sièges des cinq partis de la coalition fédérale, en marge de la manifestation nationale organisée vendredi à Bruxelles.

Climat d'émeutes aux abords de la gare Centrale à Bruxelles

Des émeutes étaient en cours peu avant midi vendredi aux abords de la gare Centrale à Bruxelles, en marge de la manifestation nationale organisée par les syndicats. Des confrontations ont lieu entre des centaines de jeunes masqués et vêtus de noir, et la police. Des pavés, des bouteilles en verre, des feux d'artifice et des poubelles sont jetés sur les forces de l'ordre et celles-ci répliquent avec le canon à eau et du gaz lacrymogène.

Plusieurs vélos partagés ont été incendiés place de l'Albertine, provoquant un nuage de fumée. Bon nombre de jeunes étaient déguisés, en Batman, Teletubbies, ou encore Spiderman. D'autres multipliaient les vidéos de leurs exploits à proximité des policiers. L'un des manifestants était muni d'un sabre japonais.

La situation était tendue depuis 10h00 environ à la gare Centrale, jeunes masqués et policiers jouant au jeu du chat et de la souris.

"Vers 10h30, des tensions sont apparues dans les environs de la gare, où plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés aux côtés des manifestants", explique la police bruxelloise dans un communiqué diffusé à la mi-journée. "L'atmosphère s'est progressivement tendue et d'importants troubles à l'ordre public se sont produits."

"Afin de rétablir l'ordre public et de garantir la sécurité des citoyens, des manifestants et des services de secours, la police est intervenue de manière ciblée à l'encontre des fauteurs de troubles. Une arroseuse et du gaz lacrymogène ont été utilisés à distance afin de les repousser."

Les premiers manifestants arrivent à la gare du Midi

Un premier groupe de manifestants FGTB est arrivé dans le calme à la gare du Midi vers 11h40.

Les responsables de la FGTB/ABVV, Selena Carbonero Fernandez et Bert Engelaar, étaient notamment présents à l'avant du cortège. L'ancien président du syndicat socialiste, Thierry Bodson, se trouvait également à leurs côtés pendant une partie de la manif. 

Un second groupe composé de syndicalistes de la CSC est arrivé dans la foulée sur l'Esplanade de l'Europe. 

Le président du PTB/PVDA, Raoul Hedebouw, était, lui, présent sur un stand installé boulevard Lemmonier. 

A 11h45, aucune estimation du nombre de participants à la manifestation n'a encore été communiquée par la police, ni par les syndicats. Des manifestants continuent en effet d'affluer depuis la gare Centrale.

Quels sont les profils présents dans la manif?

Notre jeune journaliste présent à la manif constate une diversité de profils parmi les manifestants : il y a des retraités, des artistes, des demandeurs d’emploi mais ce sont surtout les étudiants qui priment et revendiquent entre baisse du minerval pour le supérieur et amélioration du statut des professeurs pour le secondaire

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