"D'une fillette de 2 ans à une maman de 3 enfants, il n'y a pas d'âge pour subir l'excision": le GAMS manifeste à Bruxelles contre les mutilations génitales

Bountou Kouyaté a subi l'excision à ses 9 ans. Plus tard, elle a perdu une de ses jumelles qui avait aussi subi la pratique. Atterrée, cette Guinéenne de Bruxelles observe en 2026 la recrudescence des discours soutenant l'excision sur les réseaux sociaux. Elle manifeste avec le GAMS, Groupe pour l'Abolition des Mutilations sexuelles Féminines, ce samedi 10 octobre 2026 à Bruxelles.

illustration pour un article sur l'excision à l'occasion d'une manif du GAMS Belgique le 10 octobre 2026.
Bountou Kouyaté, Bruxelloise originaire de Guinée, a subi l'excision lors de ses 9 ans. Ensuite, ses jumelles ont aussi été excisées, ce qui a provoqué le décès de l'une d'elles. Après la naissance de sa 3e fille, Bountou Kouyaté a fui en Belgique. ©Gams Belgique / IPM

Une campagne virale de promotion de l'excision (*) a émergé cet été 2026 sur les réseaux sociaux. Des images de petites filles en tenues de cérémonie ont circulé, où des femmes plus âgées chantent et célèbrent leur nouveau statut de pureté. Des personnalités maliennes ont aussi pris la parole publiquement en faveur de la "tradition". Face à cette recrudescence de la promotion des MGF dans certaines communautés, le GAMS Belgique (Groupe pour l'Abolition des Mutilations sexuelles Féminines) manifeste ce samedi 10 octobre à Bruxelles, veille de la Journée internationale des Droits des Filles.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...