Hannut : Un jeune qui appelait à dégrader les écoles, "écarté" par les policiers ce mardi matin
Ce mardi matin, les étudiants sont encore dans les rues. À Hannut en tout cas où un jeune a d'ailleurs été interpellé par les policiers. Il appelait les autres élèves à entrer dans les écoles pour les dégrader.

- Publié le 06-10-2026 à 11h42

La grogne se poursuit dans les rues de Hannut ce mardi matin, 6 octobre 2026. Mais les étudiants y sont moins nombreux. Entre 250 et 300 au plus fort de la manifestation lundi, "juste" une petite centaine ce mardi matin et ils font le trajet entre l'athénée et le collège.
Les policiers de la zone Hesbaye-Ouest ont mis la main sur un jeune. "Il a été écarté", explique le bourgmestre Manu Douette. Visiblement, ce jeune avait un comportement d'agitateur. Il aurait appelé les autres étudiants à venir faire du grabuge au sein des établissements scolaires. "Il a été identifié sur les GSM qui ont été confisqués, poursuit le bourgmestre. Il appelait sur WhatsApp les autres jeunes à venir dégrader dans les écoles." Et il ajoute : "il incitait les autres à la violence par message". Le jeune homme a été emmené au poste de police, son GSM a été confisqué.
Encadrer les élèves et veiller à la circulation des automobilistes
Les policiers ont aussi veillé à ce que les jeunes n'utilisent pas de pétards. Simplement parce que c'est interdit dans le règlement de police. La première fois, les policiers rappellent la règle. Mais s'il y a récidive, "alors ils seront arrêtés". "L'objectif des policiers, c'est de le faire comprendre aux étudiants. Aussi de leur faire comprendre qu'on ne peut pas faire passer ses messages ainsi." Le travail des policiers, tout au long de ce mouvement de grogne, est d'encadrer les élèves mais aussi de permettre de gérer la circulation. "On ne voudrait pas que quelqu'un s'énerve et fonce dessus." Les policiers sont aussi là pour mettre la main sur ceux qui incitent à la violence.
Alors qu'il était devant l'hôtel de ville, le bourgmestre Manu Douette a eu l'occasion de parler avec les jeunes. "Ceux qui sont en 5e ou en rhéto s'inquiètent du prix du minerval pour lorsqu'ils seront dans le supérieur. Ils pensaient que tout le monde paye 1200€." Le prix du bus qui augmente était aussi dans toutes les conversations. "Certains trouvent aussi que leurs horaires de cours sont trop lourds, ils terminent à 17h et ils ont alors des soucis pour trouver encore un bus." Enfin, certains ont aussi évoqué les difficultés qu'ils ont à trouver un job d'étudiant. "Je leur ai conseillé de formaliser tout ça. C'était vraiment un échange positif."
