L'athénée et l'ILC se préparent à un possible mouvement de contestation ce vendredi à Ouffet : "Des messages inquiétants parlent de casse"
Des étudiants ont lancé des appels à la contestation et même à la casse ce vendredi. La police sera présente pour les inviter à rejoindre leurs classes.

- Publié le 01-10-2026 à 20h30
- Mis à jour le 01-10-2026 à 20h37

Après les incidents qui ont marqué plusieurs établissements scolaires liégeois ce jeudi, la crainte d'une contagion du mouvement a gagné Ouffet. À l'ILC Saint-François comme à l'athénée royal, des élèves ont relayé sur les réseaux sociaux des appels à se mobiliser ce vendredi matin. Les directions ont pris les devants en prévenant les parents et les autorités communales.
Si le mouvement dans la Cité ardente est notamment lié à l'opposition à la réforme de l'enseignement et à des revendications concernant les conditions d'apprentissage, les classes et l'encadrement, les motifs avancés par certains élèves ouffetois semblent dépasser ces revendications générales.
Deux groupes Snapchat, plus de 400 membres
À l'athénée royal d'Ouffet,deux groupes Snapchat ont été constitués et ont rassemblé plus de 400 membres en quelques heures ce jeudi. Les conversations appelaient à manifester ce vendredi matin devant l'établissement et à bloquer l'école, par tous les moyens : voitures, tracteurs, piquets.
Les raisons ? Elles font écho, comme dit, aux revendications liégeoises.Mais elles concerneraient aussi et surtout des réclamations internes à l'école : abus de pouvoir, mauvaise gestion, professeurs critiqués, fausses promesses…
Mis au courant du risque de débordements, la direction de l'école et les éducateurs auraient, selon une source interne, informé qu'il y aurait des sanctions pour ceux qui participeraient à la potentielle manifestation.
"Des messages parlent de casse et d'actions plus violentes"
La situation est également suivie de près à l'ILC Saint-François. Dans une lettre envoyée jeudi aux parents, la direction explique avoir appris l'existence de groupes WhatsApp et Snapchat constitués d'élèves des deux écoles. Certains messages, précise-t-elle, appellent à la grève tandis que "d'autres messages plus inquiétants parlent de casse et d'actions plus violentes".
La direction rappelle également aux parents que leur enfant reste sous leur responsabilité avant d'entrer dans l'établissement.
Le courrier insiste sur les conséquences possibles d'un débordement. "S'il vient à troubler l'ordre public, ou s'il commet un quelconque délit, il risque des sanctions pénales", avertit la direction. Elle prévient également que des "sanctions exemplaires" pourront être prises contre les élèves qui empêcheraient leurs camarades d'entrer à l'école ou les intimideraient. Enfin, "aucune absence ne pourra être justifiée par un motif de grève estudiantine".
La police présente ce vendredi
La bourgmestre, Caroline Cassart, confirme avoir été alertée par les deux établissements. "J'ai été contactée par les deux directions d'école faisant état d'un possible rassemblement d'élèves ce vendredi. J'ai aussi informé le chef de corps de la zone de police du Condroz de la situation. Celle-ci sera présente à Ouffet, dans un but de prévention. Elle va inviter les élèves à retourner dans le calme en classe si rassemblement il y a", précise la bourgmestre.
Les policiers rappelleront également aux jeunes les règles en matière de rassemblement. "Ils ne peuvent se rassembler sur un terrain privé", souligne Caroline Cassart. Un parking de station-service situé au centre de la localité aurait notamment été cité comme point de rendez-vous dans différents groupes de communication.
Ce jeudi, en fin de journée, rien ne permettait toutefois de dire quelle sera l'ampleur de la mobilisation ce vendredi matin, ni même si elle se concrétisera.
