Vivalia: les quatre banques belges accordent le prêt sans exiger de garantie individuelle des associés. "C'est très important", estime le directeur
Les quatre banques belges qui interviennent dans le financement de Vivalia 2030 ont tout récemment confirmé qu'elles prêteront les montants prévus, sous réserve, évidemment, que la BEI (Banque européenne d'investissement) prenne également part au projet.

- Publié le 07-10-2026 à 22h01

Les administrateurs de Vivalia pourront prendre connaissance mardi soir de ces documents, que les juristes analysent, et qui confirment que les quatre banques belges apporteront bien leur quote-part au projet Vivalia 2030. Il n'y a, à l'heure actuelle, aucune réponse officielle de la BEI.
L'information était attendue, mais, souligne le directeur général Pascal Mertens, "aucune mauvaise nouvelle ne figure dans les garanties".
"On connaît le pourcentage pris en charge par chaque banque et le taux sera celui en vigueur au moment où nous prélèverons les montants, précise-t-il. À un moment donné, on aurait pu craindre que chacun des associés doive se porter garant individuellement. Mais ce n'est officiellement pas le cas. Nous avons des statuts très clairs qui prévoient que, s'il devait y avoir un déficit de l'intercommunale, ce sont les associés qui répondent en première ligne. Ces statuts s'avèrent suffisants, comme l'ont argumenté nos avocats.
On a dû batailler un peu pour expliquer qu'exiger, par ailleurs, une garantie formelle individuelle n'avait pas de sens. On imagine aisément que, sur cinquante associés, il y aura toujours bien eu un, voire plusieurs, avis négatifs."
La CSC dénonce un manque de transparence de Vivalia
Sur un autre terrain, un communiqué de la CSC est tombé mardi en fin de journée dans les rédactions, dénonçant un refus de transparence de Vivalia à l'égard des organisations syndicales. Dominique Wilkin, secrétaire régional de la CSC, Services publics, y expliquait que "mercredi midi, une rencontre était organisée entre les responsables des services administratifs de la future Proxiclinique de Bastogne et le personnel, qui se pose différentes interrogations quant à son devenir".
"Le personnel affilié à la CSC SP avait demandé d'être accompagné de son représentant syndical, poursuit le communiqué. La présence syndicale a été catégoriquement refusée et la réunion d'information a été annulée. Nous ne comprenons pas pourquoi les quelques questions normales que le personnel souhaitait poser à sa ligne hiérarchique dans le cadre de son devenir auraient pu être dérangeantes."
Le syndicat interprète ce refus comme une crainte de dire les choses: "Que signifie ce refus de transparence de la part de Vivalia ? Faut-il en déduire qu'il y aurait une crainte quant au devenir de l'emploi du personnel de Bastogne ?
Cela ne pourrait que nous étonner, vu que les informations reçues jusqu'à présent étaient plutôt rassurantes."
Un couac plutôt qu'une polémique, selon le directeur général
En déplacement à l'étranger pour un congrès, le directeur général Pascal Mertens a éclairci ce qui s'apparente, selon lui, davantage à un "couac" d'organisation qu'à une "polémique".
Le directeur général de Vivalia confirme les faits. "Vendredi dernier, la responsable des services administratifs a lancé une invitation au personnel administratif de Bastogne, ce qu'elle fait régulièrement, pour organiser une réunion afin d'aborder des problèmes techniques comme la gestion de l'agenda des médecins ou le contact center.
La réunion devait effectivement se tenir mercredi matin. Quelqu'un a prévenu qu'il y aurait une présence syndicale à la réunion. Ce n'était pas prévu, mais pourquoi pas. Cependant, la personne en charge du dossier n'était pas là et celle qui s'est présentée au nom de la CSC nous était inconnue.
Pour éviter toute équivoque, la réunion a été reportée. Une nouvelle réunion sera convoquée, avec une invitation aux syndicats. C'est tout. Cela a peut-être été mal ressenti par cette personne. D'où le procès d'intention du syndicat."
