Habiter une tiny house à Quaregnon, c'est possible, mais pas n'importe comment: La commune se dote d'une charte pour cadrer les choses
Une façon pour la commune de baliser les choses alors que les demandes sont de plus en plus nombreuses.
- Publié le 09-10-2026 à 16h00

Et si les tiny houses trouvaient progressivement leur place à Quaregnon-Wasmuël ? La commune vient en tout cas de se doter d'un cadre pour encadrer leur implantation sur son territoire. Le Conseil communal vient en effet d'approuver une charte relative au déploiement de ces habitations légères. La démarche répond notamment à une réalité très concrète : le service Urbanisme de Quaregnon commence à être sollicité pour des demandes d'installation de tiny houses.
Plutôt que de traiter ces projets uniquement au cas par cas, la commune a donc souhaité fixer un cadre général. "Face aux évolutions sociales, économiques et environnementales de notre époque, notre commune souhaite accompagner l'émergence de nouveaux modes d'habitat", explique la commune. Petites, sobres et conçues pour optimiser l'espace, les tiny houses sont présentées comme une autre manière d'envisager le logement.
La commune met notamment en avant un habitat à taille réduite, une consommation énergétique maîtrisée, une utilisation optimisée de l'espace et une approche plus écologique et sobre. Elle y voit également des solutions d'habitat léger pouvant répondre à l'évolution des besoins et du marché du logement. La démarche ne signifie toutefois pas que l'installation d'une tiny house devient automatique.
En Wallonie, les habitats légers sont encadrés par le Code du développement territorial et leur installation nécessite un permis d'urbanisme, qu'il s'agisse d'une construction fixe ou de l'usage continu d'une installation mobile. La procédure est gérée par la commune, mais reste soumise à l'avis conforme du Fonctionnaire délégué. Le zonage du terrain constitue notamment un élément déterminant.
Depuis le décret du 2 mai 2019, l'habitation légère est par ailleurs reconnue comme pouvant constituer une résidence principale. Elle doit répondre à au moins trois critères parmi plusieurs caractéristiques : être démontable ou déplaçable, présenter un volume réduit, un faible poids ou une emprise au sol limitée, être auto-construite, ne pas comporter d'étage ou ne pas disposer de fondations.
De l'habitat ou un espace professionnel ou social
La charte de Quaregnon ne concerne d'ailleurs pas nécessairement la seule fonction résidentielle. Le document communal rappelle que l'habitation légère peut également être envisagée pour des fonctions complémentaires, comme un espace de pratique professionnelle, un atelier ou un cabinet, voire dans le cadre de certains projets à finalité sociale.
La commune entend néanmoins veiller à l'intégration de ces nouveaux habitats. "L'objectif est de favoriser de nouvelles possibilités d'habiter, tout en veillant à leur intégration dans leur environnement et au respect du cadre existant", précise-t-elle.
Pour élaborer cette charte, la commune avait donné son accord de principe en mai dernier et réuni la Commission consultative communale d'aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM) à deux reprises, les 10 et 20 juin. Le Collège communal en avait ensuite pris acte le 15 septembre, avant son approbation définitive par le Conseil communal le 29 septembre.
Quaregnon rejoint ainsi les communes qui cherchent à encadrer ces nouvelles formes d'habitat, dans un contexte où les manières d'habiter évoluent et où la question de l'accès au logement pousse aussi à réfléchir à d'autres solutions.
