Beauraing: Le hall sportif de l'INDSC sera terminé en juin, après cinq ans d'attente et un tornade dévastatrice
Il aura fallu cinq ans pour y arriver mais l'Institut du Sacré-Coeur de Beauraing approche le bout de l'épreuve: le hall des sports sera fini en juin prochain. Date anniversaire de la tornade de juin 2021 qui avait ravagé l'ancien hall.
- Publié le 15-05-2026 à 19h24
- Mis à jour le 15-05-2026 à 20h33

Qu'il pleuve ou qu'il vente, cela fait cinq ans que les élèves de secondaire font cours d'éducation physique dehors. Et ça ne leur fait ni chaud ni froid. Pour certains, c'est devenu une habitude. Pour d'autres, ils n'ont jamais connu que ça. Ce vendredi matin, sur le terrain extérieur, les garçons de rhéto jouent au mini-foot sur le nouveau terrain extérieur de l'école. Celui sur lequel le chapiteau temporaire était installé le temps de la remise à neuf du hall sportif.
Ils étaient à la fin de leur 1ère secondaire quand la tornade du 20 juin 2021 a emporté le hall de l'Institut Notre-Dame du Sacré Coeur (INDSC) de Beauraing. En juin 2026, il reprendra tout doucement vie. Reste encore quelques détails à régler, mais les travaux doivent impérativement être terminés en juin, une obligation du Plan de relance européen, qui a en partie financé le projet de 2,4 millions €.
En demi-cercle la balle au pied, les jeunes énumèrent les lieux où ils ont eu cours de sport ces dernières années. Ils en dénombrent une dizaine. "On a beaucoup couru: dans un champ derrière l'école des primaires, au parc du Castel… On a fait beaucoup de volley aussi. Il y a une année où on ne faisait que ça: du volley, du volley, du volley", développe un jeune, visiblement amusé par la situation. Les camarades valident son propos. "Je tiens à dire qu'on a des élèves formidables, intervient leur prof d'éducation physique, Vincent Balbeur. Ils ont accepté de travailler dans des conditions très difficiles. On est souvent dehors parce qu'on est 6 ou 7 profs à donner cours en même temps. Ils ont été sous la pluie, sous la neige, dans le froid. On est toujours étonnés de les avoir vus si peu râler, malgré tout ce climat de débrouille. On peut les féliciter."
La toiture a donné du fil à retordre
Les travaux, le pouvoir organisateur pensait naïvement qu'ils n'allaient durer que quelques mois. Un chapiteau avait été installé au centre de la cours. Chapiteau que l'école a loué cinq ans au total, à raison de 2 400 € par mois. Au total, cela représente environ 140 000€ de dépensés par l'école pour permettre de se dépenser à l'abris."Il était indispensable. Ce n'était malheureusement pas possible de le racheter auprès de l'entreprise. Ce qui nous a pris autant de temps, ce sont les dossiers, puis la toiture. Il y a un an, on avait déjà la structure, mais pas encore de toit. On a perdu beaucoup de temps à ce poste. Il y a eu des discordes entre l'architecte, l'entreprise, le sous-traitant… On a commencé les travaux fin 2024. Ils auraient largement dû être terminés fin 2025", partage la directrice, Valérie Collin, un brin essouflée par cette course folle.
Ce que cette toiture autoportante a de si particulier, ce sont ses ouvertures lumineuses naturelles en polycarbonate, qui permettent une ambiance de lumière diffuse, qui n'éblouit pas lors d'entraînements ou de matchs. Maintenant que le toit est terminé, il reste à parachever le tout. La chape de béton sera coulée dès la semaine prochaine.
Le nouveau hall se veut plus grand que l'ancien, passant de 800 m² à 1200 m³. Détaché de l'école, il pourra fonctionner en autonomie. L'ambition étant d'en faire profiter le plus grand nombre. Le club de volley est déjà dans les starting-blocks. Parmi les petits trucs en plus, il y aura: des vestiaires, un étage avec une petite salle polyvalente, pouvant par exemple accueillir des ateliers de psychomotricité, un mur d'escalade isolé du reste du complexe… "Avant, le mur d'escalade était dans le fond du hall. Quand des élèves jouaient au mini-foot, ça tapait contre le mur. Maintenant, c'est un élément à part. Ça va être une belle salle. On n'aménage que deux murs, mais on a la possibilité d'agrandir encore par après…", laisse entendre Vincent Balbeur.
Ce nouvel environnement sportif, imposé par une impétueuse tornade, est finalement une bonne nouvelle pour les élèves de l'option de transition technique Sport proposée par l'INDSC, qui pourra s'entraîner dans de meilleures conditions.
Malgré des années chamboulées, mises à l'épreuve par le Covid-19 en 2020 puis la tornade en 2021, le hall sportif va désormais vers un mieux. Discrètement, un ouvrier de l'école apporte une bonne nouvelle: l'architecte a donné son accord pour la création d'une piste de sable, extérieure, à l'usage du saut en longueur. Tirer en longueur, c'est un peu le destin de ce hall, qui n'en peut plus d'attendre. Bientôt, bientôt…

