Le parcours du Tour de France 2027 dévoilé avec deux chronos au menu: une bonne nouvelle pour Remco Evenepoel
Le parcours du Tour de France 2027 a été dévoilé par Christian Prudhomme ce jeudi 22 octobre 2027 à 11h, au Palais des Congrès de Paris.
- Publié le 22-10-2026 à 12h23
- Mis à jour le 22-10-2026 à 13h13
C'est ce jeudi à 11h que Christian Prudhomme et ASO ont dévoilé le parcours de la Grande Boucle 2027. Confirmant la plupart des rumeurs des dernières semaines, avec un tracé qui reliera la Grande-Bretagne à la Normandie, avant de filer vers le Jura, les Alpes et les Pyrénées dans cet ordre.
L'une des grandes interrogations qui subsistait concernait le nombre de contre-la-montre lors de cette édition. Il y en aura finalement deux au cours de cette 114e édition. De quoi ravir Remco Evenepoel mais aussi Paul Seixas, médaillé de bronze lors des derniers championnats du monde du contre-la-montre.
Un grand départ d'Edimbourg et un sprinter premier maillot jaune
Le Tour de France 2027 s'élancera le… vendredi 2 juillet d'Édimbourg, en Écosse, pour un Grand Départ britannique qui traversera également l'Angleterre et le pays de Galles.
La toute première étape reliera Édimbourg à Carlisle (184 km) et devrait sourire aux sprinters, comme en 2025. Les deux étapes suivantes iront de Keswick à Liverpool (223 km) et de Welshpool à Cardiff (223 km) et offriront plus d'opportunités aux puncheurs, avec plusieurs côtes répertoriées.
Après une journée de repos consacrée au transfert vers la France, le peloton reprendra la course le mardi 6 juillet.
Un premier contre-la-montre tout plat à Chambord
La suite du parcours passera par la Normandie et la vallée de la Loire. Avec deux belles étapes pour puncheurs à Cherbourg-en-Cotentin puis à Plumelec avant que les sprinters obtiennent une belle opportunité à Angers.
Si Remco Evenepoel peut briller dans les étapes pour puncheurs, il cochera sans doute la septième étape : un chrono plat entre Blois et Chambord, de 38 kilomètres. Idéal pour creuser les écarts et peut-être porter le maillot jaune pour la première fois de sa carrière, à quelques encablures du château de Cheverny, qui a inspiré Hergé pour le château de Moulinsart dans les aventures de Tintin.
La huitième étape, entre Bourges et Le Creusot, offrira un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs.
Les Alpes avant les Pyrénées
Le premier rendez-vous en montagne sera au Grand Colombier, dans le Jura (9e étape). Avec 3750 mètres de dénivelé positif au total. De quoi promettre une première grande explication entre favoris dans une étape en ligne.
Après une deuxième journée de repos bien méritée, le peloton ira d'Annecy à Sallanches pour s'enfoncer dans les Alpes. Avec à nouveau 3750 mètres de dénivelé au programme, en passant par la côte de Domancy qui sera le juge de paix du championnat du monde quelques semaines plus tard.
La onzième étape, le 14 juillet, sera encore plus dure. Avec cinq cols au programme et une arrivée au sommet des Saisies pour près de 5000 mètres de dénivelé en seulement 150 kilomètres.
Deux occasions pour les sprinters avant de reprendre de l'altitude
Deux étapes de transition, favorables aux sprinters, emmèneront le peloton à Valence puis à Montpellier. Avant une 14e étape qui se terminera à Mende, pour un passage éclair dans le massif central, qui promet des paysages magnifiques mais aussi une grosse bagarre entre favoris.
La 15e étape partira de Rodez pour rejoindre Albi (où Van Aert avait remporté sa première victoire sur le Tour) et offrira un terrain apprécié des baroudeurs à la veille du troisième et dernier jour de repos.
Un deuxième chrono à Toulouse pour Remco Evenepoel avant les Pyrénées
La troisième semaine de course débutera par un contre-la-montre, avec une 16e étape tracée autour de Toulouse. Un parcours de 33 kilomètres qui sera tout plat à une exception : l'ascension de la côte de Pech David, une côte de 800 mètres à 12 %. Pas de quoi saper les ambitions de Remco Evenepoel, qui sera le favori logique pour la victoire s'il est en forme.
La 17e étape partira de Muret pour rejoindre Pau, et pourrait sourire aux sprinters qui auront survécu jusque-là. Avant de s'attaquer aux Pyrénées avec une arrivée au sommet du col du Portet (16km à 8,7 % de moyenne), à 2215 mètres d'altitude, en passant par le Soulor, le Tourmalet et la Hourquette d'Ancizan. Il s'agit incontestablement de l'étape reine de ce Tour de France avec 174 kilomètres pour 5400 mètres de dénivelé.
Mais le Tour de France sera loin d'être fini puisque la 19e étape emmènera les coureurs d'Hasparren à Laruns, avec quatre cols rares au programme et 4300 mètres de dénivelé au programme.
Un sprint massif et Montmartre pour conclure
La 20e étape offrira une opportunité rare pour les sprinters à ce stade de la course. Avec une arrivée à Libourne, tracée au terme d'une ultime ligne droite de plusieurs kilomètres.
Le peloton sera ensuite transféré à Saint-Quentin-en-Yvelines pour y prendre le départ de la 21e et dernière étape, le dimanche 25 juillet. Dans les rues de Paris, les coureurs devront franchir à trois reprises la Butte Montmartre, comme cette année. Ce qui donnera forcément des idées à Wout van Aert et Mathieu Van der Poel, les deux derniers vainqueurs à Paris.
