Coronavirus: "Il faut faire un maximum pour limiter les dégâts", insiste l'UCM
Les indépendants vont trinquer suite aux mesures prises par le gouvernement. L'UCM salue les mesures mais réclame un soutien de poids aux indépendants. Et pas seulement.

- Publié le 12-03-2020 à 23h26

Restaurants, discothèques et cafés vont devoir fermer leurs portes. Des restrictions sont aussi imposées aux magasins non alimentaires, fermés le week-end. Un coup dur pour les indépendants. Fatal peut-être pour certains. Une catastrophe que veut éviter Thierry Evens, responsable de la communication de l'Union des Classes Moyennes (UCM).
"Il faudra prendre des mesures de compensation économique. Certaines ont déjà été prises, comme le chômage temporaire, le report des cotisations ONSS, du précompte, etc. Mais il va falloir aller plus loin."
Thierry Evens souhaite ainsi "la suppression de toutes les taxes, qu'elles soient fédérales, régionales ou communales".
Intervention de la mutuelle
L'UCM souhaite aussi une intervention des pouvoirs publics dans la prise en charge des absences du personnel. "Actuellement, le premier mois d'absence d'un travailleur est à la charge de l'employeur. Il faut envisager une indemnisation immédiate." En clair, que les mutuelles interviennent dès le premier jour d'absence.
Enfin, le syndicat souhaite que les autorités s'inspirent d'une mesure prise en Italie, à savoir la suspension des versements de remboursements de prêts hypothécaires. Une mesure temporaire en faveur des indépendants mais pas seulement: "Il faut rendre de l'oxygène aux indépendants mais aussi aux salariés qui vont subir des pertes de salaires importantes. "
Limiter les dégâts
Les indépendants vont vivre des semaines difficiles car "la trésorerie va être mise sous une pression extraordinaire en raison de charges qu'ils vont devoir continuer à assumer: loyers, amortissements, frais fixes. Les chefs d'entreprise vont avoir à prendre une série de charges importantes."
Il va falloir les aider, insiste Thierry Evens, qui confie "faire confiance aux autorités sanitaires. Il vaut mieux passer par un lockdown de deux-trois semaines que d'aggraver la crise sanitaire. Je recommande de suivre les instructions et ainsi faire le maximum pour limiter les dégâts."
