Tensions au Mouvement réformateur: ça gronde dans les vestiaires
L'accord sur Gaza au sein de l'Arizona a laissé des traces au MR: les critiques envers Georges-Louis Bouchez se font toujours plus nombreuses.

- Publié le 04-09-2025 à 21h00

Rien ne va plus au sein du club. Si, officiellement, le message reste "circulez, il n'y a rien à voir", la crise est pourtant palpable en bord de terrain. La circulation de balle est de moins en moins fluide, l'exaspération gagne l'équipe et la tension monte semaine après semaine. En cause: des désaccords croissants sur la stratégie à adopter et sur l'équipe à aligner. Autrefois confinées aux vestiaires et vite étouffées, ces discussions éclatent désormais au grand jour.
Une étincelle a mis le feu aux poudres cette semaine: l'attaquant pourtant en forme a été prié de rester sur le banc, remplacé à la dernière minute par un vieux briscard, toujours prompt à rendre coup pour coup pour défendre le blason, quitte à flirter avec le carton jaune. Un choix qui a surpris de nombreux observateurs: la prestation du joueur, la veille encore, avait été convaincante. Mais elle n'a visiblement pas plu à son bouillant entraîneur, qui durcit sans cesse le jeu. Mis en difficulté sur le plan privé, il a préféré accuser les observateurs plutôt que se remettre en question.
Beaucoup dans le club s'accordent pourtant pour réclamer un changement de cap. La préparation estivale, chaotique et ponctuée de polémiques, a laissé pantois une partie des supporters jusque-là conciliants. Un bruit de fond monte progressivement dans les tribunes. Si les tifos incisifs restent pour l'instant rangés, certaines voix se font entendre, de plus en plus fort. Et les plaintes exprimées en privé gagnent du terrain.
Le titre remporté l'an dernier, à l'issue d'un contre fulgurant, avait galvanisé les supporters. Mais l'intraitable entraîneur a oublié que ce succès reposait non seulement sur une tactique osée et percutante, mais aussi sur un collectif soudé, capable de concrétiser chaque opportunité pour renvoyer dans les cordes l'ennemi historique. Du jamais vu. Quinze mois plus tard, l'inquiétude est bien réelle. La tactique n'est plus partagée par l'effectif.
S'il est commode de pointer d'abord les joueurs pour la qualité de jeu en berne, l'entraîneur, de plus en plus isolé, ferait bien de se méfier. Dans ce type de situation, c'est souvent lui qui finit par prendre la porte. En sport comme en politique.
