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Pour que la presse écrite soit encore distribuée (édito)

Le chef d'édition de l'Avenir Luxembourg, Daniel Lapraille, décrypte l'actualité

Pour que la presse écrite soit encore distribuée (édito)

Depuis le 21 septembre, dans l'arrondissement de Virton, les journaux ne sont plus distribués par la poste, mais par une société privée. D'ici mai 2027, il en sera ainsi progressivement dans toute notre province. Ce changement entraîne des désagréments pour nos lecteurs. Or, vous payez un abonnement et êtes en droit d'attendre que votre journal soit dans votre boîte aux lettres à temps et à heure. Vous n'avez pas à subir des dysfonctionnements, fussent-ils inévitables. Nous vous présentons nos excuses par avance. Si nous en sommes là, c'est dû à la décision prise il y a trois ans par le gouvernement fédéral Vivaldi de mettre fin à la concession à Bpost pour la distribution des quotidiens. Nettement moins avantageux, le système actuel de crédit d'impôt permet de sauver l'essentiel, en compensant en partie les coûts supplémentaires liés à une zone rurale comme la nôtre. Le prix de l'abonnement n'a jamais suffi à résoudre l'équation économique de la distribution en zone rurale. Distribuer un journal à Bruxelles coûte beaucoup moins cher qu'à Léglise. Le gouvernement fédéral doit se prononcer dans un avenir proche sur le renouvellement de ce système. Il y va de l'avenir même de la presse papier. Les politiques proclament leur attachement indéfectible à une presse libre et ancrée dans les régions, pilier de notre démocratie. C'est le moment de le prouver.

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