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La route n'est pas un terrain de jeu

Vingt-sept ans de prison. Aucune circonstance atténuante. Après sept semaines d'audience à Mons, la cour d'assises du Hainaut a refermé l'un des procès les plus douloureux de ces dernières années. Pendant près de deux mois, les jurés ont entendu les récits de parents, d'enfants, de proches dont l'existence a basculé en quelques secondes, ce matin du 20 mars 2022 à Strépy-Bracquegnies. Des témoignages bouleversants, traversés par la colère, et la souffrance.

La route n'est pas un terrain de jeu

Alors le verdict prononcé mercredi ne refermera jamais ces blessures mais il apporte une réponse que beaucoup attendaient: une peine lourde, à la hauteur de la tragédie. Et même si aucune condamnation ne répare ce qui a été détruit ce matin-là à Strépy-Bracquegnies, cette condamnation c'est aussi un message adressé à la société qui ressort de ce procès.

Pendant longtemps, les drames de la route étaient traités sous l'œil de l'imprudence, de la négligence, voire de la fatalité. Mais l'affaire de Strépy est venue bousculer cette lecture. Car rouler à 174 km/h dans une agglomération, au volant d'un véhicule dont le moteur avait été modifié pour devenir "une petite bombe" ne relève pas de la simple erreur de conduite mais d'une volonté d'ignorer les règles et de mépriser les risques.

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