Bill White, comme son mentor
Comme son mentor, Donald Trump, il tire plus vite que son ombre. Comme son mentor, il semble préférer le rapport de force à la diplomatie feutrée. Et comme son mentor lorsqu'une polémique retombe, il en rallume une autre. Son nom ? Bill White, l'ambassadeur américain à Bruxelles.
- Publié le 27-08-2026 à 14h11
- Mis à jour le 30-08-2026 à 10h34

Une fois de plus, c'est Frank Vandenbroucke qui est dans son viseur. La raison ? La nouvelle campagne belge sur les dangers de l'alcool. Bill White s'en est moqué en diffusant sur les réseaux une image de Frank Vandenbroucke, générée par IA, avec comme commentaire: "Qui est le plus grand loser de Belgique ?". De quoi provoquer, la colère de Maxime Prévot, qui a convoqué l'ambassadeur américain. Encore.
Car Bill White n'en est pas à sa première sortie de route en Belgique. En février, il avait déjà accusé notre pays d'antisémitisme dans l'affaire des circoncisions rituelles à Anvers. Il avait directement pris pour cible le ministre de la Santé. Une ingérence qui lui avait valu… une première convocation chez Prévot. Et il s'en était pris également à Conner Rousseau et dernièrement c'est dans les affaires de l'université de Gand qu'il a mis son grain de sel.
À chaque fois le même procédé: une provocation publique, un emballement politique, un rapport de force et une mise au point diplomatique… avant de recommencer plus tard.
On pourrait presque dire en souriant qu'à ce rythme-là, Maxime Prévot va finir par mieux le connaître que certains de ses homologues. Mais soyons sérieux car c'est précisément ce que recherche Bill White: occuper l'espace. Faire parler de lui. Car comme son mentor, il a compris que tant qu'on est au centre de l'attention, on garde la main. Il y a donc une logique derrière ces provocations: s'inviter dans nos débats, tester les limites et voir jusqu'où on le laissera aller.
Alors oui, il continuera probablement car comme son mentor, il ne semble pas connaître le bouton "stop". À nous sans doute de l'actionner pour lui.
