Assassinat de la baronne Ullens: le procès aux assises de Nicolas Ullens s'ouvrira le 24 septembre 2026
La cour d'assises du Brabant wallon ouvrira le 24 septembre 2026 les débats concernant Nicolas Ullens, meurtrier de sa belle-mère Mimi Lechien.
- Publié le 02-11-2025 à 17h28
- Mis à jour le 02-11-2025 à 17h29

Le 29 mars 2023 au matin, il rendit visite à son père Guy et à sa seconde épouse Mimi Lechien dans leur propriété de l'avenue Bon Air à Ohain. Un entretien qui ne se termina pas à sa satisfaction. Il quitta les lieux, mais revint armé d'un Glock 26 avec lequel il abattit sa belle-mère avant de se rendre au commissariat de police tout proche de la zone de la Mazerine.
Il avait prémédité son acte, ce qui explique la prévention d'assassinat retenue à sa charge en même temps qu'une autre, secondaire, de détention d'arme illégale. Ce fait divers tragique mit en émoi une commune où tout le monde se connaît ainsi que l'aristocratie brabançonne wallonne et même belge car le baron Guy Ullens bénéficiait d'une notoriété qui avait d'ailleurs, et largement, dépassé les frontières de notre pays.
Comment tenter d'expliquer ce drame ? Pour se forger une opinion définitive, il conviendra d'attendre les débats qui prendront plusieurs semaines et s'ouvriront donc le jeudi 24 septembre 2026, quelques jours après la constitution du jury fixée au 9 septembre.
Dans un communiqué diffusé au cours des heures qui suivirent cet assassinat, le procureur du Roi de Nivelles Marc Rézette résuma le contexte en ces mots, "un conflit familial notamment d'ordre financier". Des informations officieuses et contradictoires émaillèrent les semaines et les mois qui suivirent.
Il apparut ainsi que Nicolas, mais aussi ses frères et sœur, étaient persuadés que Mimi Lechien avait dilapidé la fortune familiale constituée pour une bonne part par la maman de Guy Ullens, propriétaire notamment de la Raffinerie Tirlemontoise. On fit état de dépenses somptuaires à la fois pour des œuvres de bienfaisance, mais aussi pour le lancement, à Paris, d'une maison de couture de grand luxe qui piqua du nez et engloutit plusieurs dizaines de millions d'euros.
Le début de la session reporté en raison… du procès d'assises du drame de Strépy-Bracequegnies
Le 17 octobre 2023, la chambre des mises en accusation de Bruxelles octroya à Nicolas Ullens le bénéfice du bracelet électronique qui lui permit de quitter sa cellule de la prison de Nivelles et de retrouver sa famille tout en accueillant ses nombreux amis qui lui sont restés fidèles.
L'instruction du dossier fut bouclée à la mi-avril 2025 et le parquet général envisagea de tenir rapidement une session d'assises. Il se heurta cependant à l'agenda de l'avocat carolorégien Jean-Philippe Mayence qui est retenu pour plusieurs mois par le procès d'assises qui s'ouvrira le 4 mai 2026 à Mons. Il y défendra les intérêts des parents des victimes de l'accident de circulation provoqué en mars 2022 par Paolo Falzone qui fonça dans la nuit sur un groupe de gilles à Strépy-Bracquegnies.
Avant cela, le même avocat se retrouvera déjà en assises à Nivelles à partir du 12 mars 2026 pour le procès de Jessica Lancini et de sa mère Élisabeth Simaz. Là aussi il s'agira d'un assassinat, celui de Nicolas Degand, le mari de la première, égorgé le 3 mars 2019 à Nivelles. L'avocat sera aux côtés de la famille de la victime.
