Le PTB dézingue la scan-car à Namur
Le véhicule sanctionnateur ne fait pas l'unanimité. Dans l'opposition, la gauche radicale a dégainé la première.
- Publié le 15-06-2022 à 16h11
- Mis à jour le 15-06-2022 à 16h12

La Ville a dernièrement décidé de renforcer son contrôle du stationnement en se dotant d'une scan-car, une automobile pourvue d'une technologie lui permet de verbaliser les véhicules contrevenants rien qu'en circulant dans la rue (lire L'Avenir du 14 juin). D'autres communes ont opté pour un tel dispositif. Et partout, le PTB est monté au créneau. Les élus namurois du parti de gauche radicale ne font pas exception. "Sur le fond, utiliser une telle voiture pour chasser les automobilistes en infraction ne réglera aucun problème de stationnement", réagit Thierry Warmoes, chef de groupe PTB au conseil communal de Namur. "La majorité nous dit que c'est pour améliorer la rotation du stationnement. Ce qui revient à mettre la pression sur les automobilistes de passage pour ne pas qu'ils restent trop longtemps – le secteur de l'horeca, et les commerçants en général, apprécieront."
Il évoque également des limites techniques au dispositif. "La scan-car ne sait pas faire de différence entre une voiture arrêtée temporairement et une qui est stationnée pour quelques heures. Elle ne sait pas non plus détecter la présence d'une personne à bord" , écrit-il dans un communiqué de presse.
Pour Thierry Warmoes, les motivations de la Ville concernant l'instauration de la scan-car sont d'ordre financier. Ce qu'avait d'emblée réfuté l'échevine de la Mobilité, Stéphanie Scailquin (Les Engagés) lors de la présentation du projet. " Les finances communales sont fortement sous pression avec l'inflation et la hausse spectaculaire des coûts de l'énergie. L'arrivée prochaine de la scan-car est-elle dès lors un hasard du calendrier? La majorité va en profiter pour remplir les caisses, cela semble assez clair ", déclare le chef de file de la gauche radicale namuroise.
Enfin, il critique également le partenariat conclu par les pouvoirs locaux avec une société privée qui lui louera le véhicule. "Le contrôle des horodateurs et des zones bleues est encore public à Namur. Recourir au leasing est une forme de privatisation de cette tâche."
Le PTB souhaite que le collège revienne sur sa décision d'implanter une scan-car à Namur.
