Revalorisations de salaire, contrats pour les jeunes, aménagements de fin de carrière : le conclave a aussi réservé quelques surprises pour les profs
Malgré d'importants efforts réclamés au secteur de l'enseignement (87 millions d'euros d'économie), plusieurs dépenses de politiques nouvelles ont été dégagées lors du conclave budgétaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

- Publié le 10-10-2025 à 13h19
- Mis à jour le 10-10-2025 à 13h45

Valérie Glatigny salue "l'originalité de la démarche" insufflée par la cheffe de l'exécutif, qui offre "une perspective à long terme" avec "la volonté claire" de "retrouver la maîtrise de notre déficit pour pouvoir à nouveau investir", et ce notamment "dans l'école".
La ministre de l'Enseignement souligne par ailleurs que toutes les recommandations formulées par les experts n'ont pas été suivies : "parce qu'elles ne coïncidaient pas avec nos priorités politiques", précise-t-elle, avant d'énumérer ces dernières : "la qualité de l'encadrement des élèves, la qualité de l'enseignement, la lutte contre la pénurie, l'attractivité du métier et, de façon plus générale, le fait qu'on ne touche pas aux salaires".
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Il est vrai que de nombreuses sources d'économie potentielles évoquées ces dernières semaines pour le volet enseignement sont passées entre les mailles du filet : les "DPPR" sont maintenues (mais limitées à deux ans par le fédéral), la taille des classes ne sera pas revue à la hausse, la charge horaire ne variera pas en fonction de la discipline enseignée, les petites écoles ne seront pas fusionnées, etc.
Nouvelles dépenses
Mieux, le gouvernement a décidé d'assumer – toujours en matière d'enseignement obligatoire – certaines dépenses nouvelles, qu'il entend maîtriser : "On sait déjà pour les 4 années qui viennent ce que ça va coûter et/ou rapporter", souligne Élisabeth Degryse. C'est notamment le cas de la revalorisation salariale (+ 5 %) des futurs enseignants formés en 4 ans (le fameux "barème 401", qui est donc confirmé ; tandis que le "barème 501" sera lui, abandonné pour les nouveaux candidats au métier) ou de l'accompagnement renforcé des élèves en marge du futur test CLÉ (en 4e primaire) et de l'arrivée du tronc commun en secondaire. Car "il n'y a pas de sens de tester si on n'accompagne pas l'élève qui serait en difficulté", souligne Valérie Glatigny.
D'autres personnels seront par ailleurs refinancés : les directions d'école, ainsi que les profs qui accueilleront des stagiaires.
Le CDIe confirmé pour 2027
Par ailleurs, le gouvernement confirme son intention de mettre en place un CDIe dès la rentrée 2027, afin d'offrir "une charge horaire stable à 100 % dès la première année". Si de nombreuses modalités doivent encore être réfléchies et précisées, l'idée serait d'assortir ce CDIe d'une charge horaire "face classe" réduite de deux périodes en début de carrière. Car "il y a beaucoup de travail au début pour faire un cours".
Aménagement de fin de carrière
De même, dans un souci d'alléger les fins de carrières, la charge horaire "face à la classe" sera réduite de deux périodes pour les enseignants de plus de 60 ans, deux heures qui pourront ainsi servir à d'autres tâches au sein de l'école, comme du mentorat.
