Inscriptions : une solution ?
Un économiste de l'UCL s'est penché sur le problème des inscriptions dans les écoles. Il propose deux solutions. Qui ne règlent pas tout pour autant.

- Publié le 15-05-2009 à 06h00

Que faire pour augmenter la mixité au sein des écoles ? La question agite l'enseignement depuis longtemps. François Maniquet, professeur d'économie publique à l'Université catholique de Louvain, propose deux solutions pour tenter de résoudre le problème.
1. Equation L'octroi à un élève d'une place dans une école dépend de plusieurs facteurs : préférence des parents, objectif pédagogique des écoles et volonté de mixité sociale des pouvoirs publics. Problème, parvenir à contenter tout le monde relève de la gageure. Pour le Pr Maniquet, on n'y parviendra que grâce à la concertation et à la douceur.
2. Objectifs Avant même d'essayer de trouver une solution pour accroître la mixité sociale, le pouvoir public doit, estime le Pr Maniquet, préciser clairement ce qu'il entend par "mixité sociale". Ensuite, chaque école devra définir ses ordres de priorité (résultats scolaires, parenté, élèves étrangers, etc.). Le politique devra encore trancher entre deux conceptions et donc deux solutions.
3. Solutions La première solution consiste à donner la priorité au respect des préférences des parents. Dans ce cas, les critères classiques (parenté, distance, etc.) sont privilégiés. On octroie les places en fonction de ceux-ci, et si les places manquent, on organise un tirage au sort. Et à l'issue de celui-ci, les parents sont libres d'échanger ensuite leurs places s'ils tombent d'accord.
Si par contre, les pouvoirs publics privilégient la mixité sociale, ils doivent alors énoncer clairement les critères de priorité et les faire connaître. Une famille choisit une école. S'il y a de la place, ça ne pose pas de problème, qu'elle remplisse ou non entièrement les critères. Si deux élèves sont en conflit pour une place, on se base sur les critères de priorité.
4. Exclus Quel que soit le système retenu, il fera encore grincer des dents car il y aura toujours des déçus. Mais ceux-ci seront moins nombreux qu'actuellement rassure l'économiste.
Renseignements : 010/47 41 46
L'étude est aussi disponible en ligne : www.uclouvain.be/regards-economiques
