Enseignement : les syndicats organisent une nouvelle journée d'action le 24 novembre
Le mardi 24 novembre 2026 sera rythmée par un nouveau mouvement de contestation dans le monde de l'enseignement.
- Publié le 09-10-2026 à 10h13

Plusieurs syndicats de l'enseignement annoncent une nouvelle journée d'action le mardi 24 novembre, face au "silence" et au "mépris" du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La CGSP-Enseignement, le Setca-SEL et la CSC-Enseignement demandent "une véritable concertation sociale pour sortir de l'impasse".
Les syndicats affirment rester déterminés à faire entendre les revendications du terrain en matière de charge de travail, d'amélioration des conditions de carrière, de moyens alloués au bon fonctionnement des établissements d'enseignement, aux apprentissages et à la réduction de l'échec scolaire.
"Depuis des mois nous alertons sur les conséquences néfastes de mesures d'économies qui affectent gravement les conditions de travail des personnels et les conditions d'apprentissages des élèves et des étudiants", expliquent-ils. "Face aux crises profondes qui traversent l'École aujourd'hui, le gouvernement MR-Les Engagés oppose au mieux le silence, mais surtout du mépris."
Le Comité d'avis mis en place par la ministre de l'Education Valérie Glatigny "ne constitue en rien une réponse à l'exigence de renouer le dialogue social", considèrent les organisations syndicales. Elles accusent la ministre de "tenter de diluer la concertation sociale" par la multiplication des intervenants dans un cadre de discussions "qui reste très flou".
Les syndicats jugent "extrêmement difficile" de discuter des réformes si la contestation sociale se poursuit et que les préoccupations du terrain "sont ignorées".
Ils appellent à la mise en œuvre d'une médiation sociale externe pour renouer le dialogue et trouver une issue au conflit. "La lutte continuera aussi longtemps que nécessaire", préviennent-ils.
