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La prison, seule vraie détention

Ainsi donc Nicolas Ullens, qui a tué sa belle-mère en mars dernier en tirant six balles à bout portant suite à un conflit familial exacerbé, s'est vu refuser pour la deuxième fois d'exécuter sa détention préventive sous bracelet électronique. La chambre du conseil de Nivelles estime notamment que le risque de récidive existe... même si les experts psychiatre et psychologue mandatés ont considéré ce risque faible. La deuxième raison concerne les garanties en matière de sécurité publique, comme si la présence de Nicolas Ullens en dehors d'une prison risquait de perturber l'ordre public de l'une ou l'autre manière.

Hugues FERON
La prison, seule vraie détention

À vrai dire, cette ordonnance démontre surtout que la détention sous bracelet électronique n'est pas encore totalement entrée dans les mœurs de notre société. D'aucuns estiment d'ailleurs qu'il s'agit d'une "libération" sous bracelet. Ce qui est juridiquement et factuellement faux, puisque le détenu est soumis à de nombreuses contraintes en la matière. Celle non seulement d'avoir le bracelet chevillé au corps 24 heures sur 24, mais aussi bien sûr d'être assigné à résidence la plupart du temps. Sans oublier d'autres obligations, variant en fonction des cas et des personnes.

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