Trump, qu'importe le prix
À quelques semaines des élections de mi-mandat, un vent de panique souffle-t-il sur Washington ? Alors que l'histoire américaine enseigne qu'un président conserve rarement sa majorité au Congrès lors des midterms, Donald Trump, lui, n'est pas du genre à subir la fatalité.
- Publié le 24-09-2026 à 16h42
- Mis à jour le 25-09-2026 à 08h34

Pour preuve, ces dernières semaines, le locataire de la Maison-Blanche multiplie les initiatives invraisemblables pour inverser la tendance et faire mentir les sondages. Sa méthode ? Un cocktail dont il a le secret, fait de menaces, de provocations et de coups d'éclat.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les derniers exemples en date sont surprenants. Entre l'invitation officielle de Vladimir Poutine au sommet du G20 de Miami, la menace d'un embargo sur les exportations américaines de diesel, les pressions exercées sur Volodymyr Zelensky pour qu'il cesse les frappes contre les raffineries russes, sans parler du tapis rouge déroulé au président chinois, on sent que le président américain est prêt à tout sacrifier sur l'autel de la victoire électorale quitte à prendre le risque de secouer les marchés mondiaux et de froisser, au passage, certains de ses alliés occidentaux.
L'objectif est clair: utiliser tous les leviers possibles pour arriver au scrutin de novembre avec une économie américaine qui fasse le moins mal au portefeuille et une situation internationale "plus" favorable.
Mais ce pilotage à vue ne se limite pas à ça. Partout, les institutions fédérales sont instrumentalisées pour servir sa campagne."Faites comme si je figurais sur le bulletin de vote", dit-il promettant au passage un chèque de 5 000 dollars à chaque adulte américain en cas de victoire républicaine.
Une surenchère populiste, derrière laquelle une logique devient de plus en plus évidente: il ne s'agit plus d'"America first" mais de "Trump first". Reste à savoir jusqu'où Donald Trump est prêt à aller pour sauver sa majorité au Congrès. Une chose est sûre: quand Washington joue avec le feu, l'incendie ne s'arrête jamais à ses frontières.
