En finir avec ces négos au finish
Ce devait être un budget négocié sans trop de heurts, comparativement à ceux de la Région wallonne et du fédéral. 1,5 à 2 milliards d'euros à grignoter sur le budget flamand en 2027 alors que Bart De Wever devra récupérer 10 milliards. Il devait être finalisé ce lundi à 14 h afin de permettre au ministre-président flamand Mathias Diependale de le présenter, dans la foulée, au Parlement flamand pour en débattre.
- Publié le 29-09-2026 à 11h06
- Mis à jour le 29-09-2026 à 11h43

Annoncées quasi terminées ce lundi midi, les négociations budgétaires du gouvernement flamand ont finalement été reportées dans l'urgence et la douleur. À une demi-heure d'intervalle, la vice-ministre-présidente CD&V du gouvernement flamand Hilde Crevits (elle sortait d'un tête-à-tête avec le ministre-président) puis un des chefs de cabinet du parti Vooruit ont été victimes d'un malaise. Nettement plus sérieux pour Thijs Verbeugt, qui avait déjà connu des ennuis de santé en juin dernier, et a été emmené en urgence à l'hôpital.
Simple coïncidence ? Sans doute pas. La presse flamande a décrit hier le rythme infernal de ces discussions interminables. 24 heures quasi non-stop, en alternant tête-à-tête et comité restreint. Quasi sans temps de repos. Des négociations au finish où se mêlent épuisement physique et mental, pression de l'échéance, isolement et interdiction d'échec. Une tactique d'usure qu'aucun théoricien de gestion d'entreprises ne recommanderait. Comment prendre de bonnes décisions, faire preuve d'ingéniosité, d'inventivité, de bon sens lorsque l'on mène son comité de direction à la limite de l'épuisement ?
Bart De Wever se trouve lui aussi devant une échéance importante, celle du 13 octobre, jour du traditionnel discours sur l'état de l'Union. Il a déjà exclu tout recours à des douzièmes provisoires comme cela avait été le cas l'an dernier.
Ce mardi, il ne lui reste donc plus que deux semaines pour décrocher un consensus autour de cet effort de 10 milliards d'euros. Un sacré défi pour lequel il serait bien inspiré de ne pas jouer la carte de la négo au finish comme l'a fait le gouvernement flamand. Il en va de la santé des négociateurs, mais aussi de la parfaite adéquation des mesures qui seront décidées.

