Au procès de Nicolas Ullens, les avocats de la sœur de la baronne Myriam Ullens-Lechien veulent aussi "défendre l'honneur" de la victime (vidéo)
Les avocats de la sœur de Myriam Ullens-Lechien, tuée par son beau-fils de 6 balles en 2023 à Lasne, dans le Brabant wallon, dénoncent un récit qu'ils jugent largement "fait de contre-vérités" et veulent "défendre l'honneur" de la victime, dont l'image est au cœur des débats.

- Publié le 24-09-2026 à 20h05
- Mis à jour le 24-09-2026 à 20h44

La parole des proches de la victime du Lasnois Nicolas Ullens, Myriam Ullens-Lechien, ne se limite pas à ses enfants. La sœur de la victime est également présente devant la cour d'assises de Nivelles et s'est constituée partie civile ce jeudi 24 septembre 2026. Ses avocats, Me Marko Obradovic et Me Justine Wayntraub, ont accepté de répondre à nos questions après la lecture de l'acte d'accusation et de l'interrogatoire de l'accusé.
Une audience "très difficile pour sa sœur, évidemment", selon Me Marko Obradovic. "C'est une tragédie pour sa soeur. Une défense aussi assez compliquée pour elle à entendre puisque c'est la mise en cause de sa sœur", poursuit-il.
L'avocat estime que le récit développé dans le cadre de la défense de l'accusé est particulièrement difficile à entendre pour sa cliente. "Son narratif est, pour nous, fait de contre-vérités dans une très large mesure et donc c'est quelque chose qu'elle doit affronter", poursuit-il.
"On est là aussi pour son honneur"
Dès le début de l'audience, les avocats ont souhaité remettre certains éléments en perspective, notamment concernant la personnalité de Myriam Ullens-Lechien. Une démarche assumée par Me Justine Wayntraub.
"C'est important de pouvoir dire qu'on est là aussi pour son honneur, pour l'image, pour les souvenirs qu'on en a parce que finalement, dans la presse, Mimi a été pas mal décriée", confie l'avocate, en début de soirée.
Pour la sœur de Myriam Ullens-Lechien, la représentation de sa sœur telle que présentée par certains est douloureuse. "C'est difficile pour sa sœur, pour ses enfants et donc c'est important de pouvoir dire qu'en fait, il y a eu des bons moments avec beaucoup de personnes", poursuit Me Wayntraub. "C'était quelqu'un de bien et d'apprécié et donc c'était important pour elle de le dire."
"Une espèce de victimisation"
Après l'interrogatoire de Nicolas Ullens, les avocats de la sœur de la victime portent également un regard critique sur les explications données par l'accusé. "C'est assez compliqué déjà sur sa version. On trouve qu'il est assez flou par rapport au déroulement des faits", estime Me Marko Obradovic.
L'avocat pointe également ce qu'il considère comme une présentation problématique du contexte ayant précédé les faits. "Ce qui est aussi difficile, ça, on vous l'a déjà dit, c'est sa présentation du contexte général, évidemment, de ses motivations", dit-il.
"Pour nous, l'acte découle de frustrations financières, de problèmes d'amour propre." Me Obradovic évoque également "une espèce de victimisation qui est assez dure à écouter".
Des appréciations qui relèvent de la position des parties civiles et que la défense de Nicolas Ullens conteste.
"Elle est là pour défendre l'honneur de sa sœur"
Mais qu'attend réellement la sœur de Myriam de ce procès ? Selon Me Justine Wayntraub, elle ne vient pas à Nivelles avec une attente particulière quant à l'issue des débats.
"Elle n'a pas de véritable attente. Je crois qu'elle est là en soutien pour ses neveux et nièces", explique l'avocate. Sa présence répond aussi à une autre volonté : rappeler que Myriam était entourée et aimée.
"Et elle est là aussi pour montrer que Myriam, il y avait des gens qui l'aimaient. Et elle est là, oui, vraiment pour défendre l'honneur de sa sœur, je pense", conclut Me Wayntraub.
Nicolas Ullens de Schooten, 61 ans, est accusé d'avoir assassiné sa belle-mère, Myriam Lechien, le 29 mars 2023, devant la propriété d'Ohain qu'elle occupait avec son époux, le baron Guy Ullens de Schooten.
