L'audience est suspendue jusqu'à demain matin 9h.
Petite surprise au début du procès de Nicolas Ullens: une jurée tirée au sort lundi ne s'est pas présentée (direct)
Le procès de Nicolas Ullens, poursuivi pour l'assassinat de sa belle-mère la baronne Myriam Lechien, a débuté ce jeudi 24 septembre 2026. Une jurée tirée au sort lundi était absente, elle a été remplacée par une jurée suppléante.
- Publié le 24-09-2026 à 09h46
- Mis à jour le 24-09-2026 à 18h56

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Le procès de Nicolas Ullens, accusé d'avoir tué sa belle-mère Myriam Lechien, le 29 mars 2023 à Lasne, a débuté par le remplacement d'une des jurées. En effet, la sixième jurée, tirée au sort lundi après-midi, ne s'est pas présentée ce jeudi matin au palais de justice de Nivelles. Elle a fait parvenir un certificat médical au président Pierre Delcour, attestant qu'elle ne pourrait pas remplir son rôle pour des raisons de santé.
La cour a donc dû, juste après avoir déclaré l'audience ouverte, procéder à son remplacement après avoir demandé aux parties si elles avaient des observations à faire à ce sujet. La sixième jurée a dès lors été remplacée par la première jurée suppléante.
Lundi lors de la composition du jury, le président Pierre Delcour avait décidé, cette session d'assises étant a priori prévue pour quinze jours, de désigner six jurés suppléants. Il en reste donc cinq en ce tout premier jour de procès.
Lecture de l'acte d'accusation
Une fois ce remplacement acté, l'avocate générale Laure Wynands a entamé la lecture de l'acte d'accusation. Le document étant long de plus de 150 pages, l'avocate générale a immédiatement précisé qu'elle ne le lirait pas en entier.
Elle a décidé de passer toute la partie concernant les déclarations des (nombreux) témoins de moralité, puisque ceux-ci viendront témoigner devant la cour d'assises du Brabant wallon au cours de ce procès. "Sinon, je vais perdre mon jury", a précisé l'avocate générale.
"Pas une question des parties civiles ne portaient sur les faits, pas une seule! Et des commentaires sur son comportement n'ont pas lieu d'être. M. le président, vous l'auriez recadré s'il avait eu un comportement déplacé", réagit Me Jean-Philippe Mayence.
"Il invente des injustices devant ceux qui ont perdu leur mère. Dans une dernière réponse, il dira qu'il a dégusté. Comment peut-il oser devant eux?", s'emporte l'avocat. Le président l'interrompt.
"Monsieur s'est bien amusé cette après-midi. Il a répondu à plusieurs questions en rigolant, 'vous n'allez pas aimer' sourit-il à la cour mais finalement, il ne répond jamais aux questions", commente Me Kennes.
"J'ai fait des choses positives pour Myriam aussi. Elle cherchait une voiture pour son fils et j'ai rogné toute ma marge commerciale pour elle. Il y a d'autres exemples mais vous ne trouverez aucun acte d'agressivité envers elle, avant le 29 mars"
En 2018, il aurait écrit une lettre à son père, signé avec ses frères et sa soeur où il réclame 60 millions d'euros à leur père, sous peine de lui faire "vivre l'enfer" et "un drame shakespearien". "Je n'ai jamais écrit cette lettre, c'est un certain XXX. Cette lettre n'a jamais été envoyée", affirme-t-il.
"Ils cherchaient n'importe quoi pour me faire taire."
Après avoir évoqué à nouveau la bagarre avec son professeur durant ses études de droit, l'avocat revient sur son passage à la Sûreté. Notamment, une histoire d'harcèlement d'une jeune stagiaire qui aurait refusé ses avances. "Oui je l'ai lu. Ce rapport est à charge. Pour rappel, le numéro 3 de la Sûreté vient directement du cabinet de Didier Reynders", souffle-t-il à nouveau.
"Oui j'ai accepté la succession de mon père. Oui je savais qu'il avait hérité du patrimoine de Myriam après sa mort mais a priori c'était essentiellement son patrimoine", détaille encore l'accusé.
Il a déclaré avoir dit à une dizaine de personnes qu'il tuerait bien sa belle-mère. "Je pense qu'on pourrait arrêter la moitié de la salle, tout le monde a déjà pensé à tuer sa belle-mère."
