Me Mayence, l'avocat de Nicolas Ullens après la lecture de l'acte d'accusation : "Pas question de faire le procès de la victime"
La défense du Lasnois Nicolas Ullens, accusé de l'assassinat de sa belle-mère Myriam Ullens-Lechien, et les parties civiles ont fait quelques mises au point devant les jurés, ce jeudi 24 septembre 2026 après la lecture de l'acte d'accusation.
- Publié le 24-09-2026 à 14h45

Après la lecture de l'acte d'accusation qui a pris toute la matinée de ce premier jour du procès de Nicolas Ullens devant la cour d'assises du Brabant wallon, les avocats des parties ont réagi. En précisant, en ce qui concerne Me Jean-Philippe Mayence qui défend l'accusé, que l'acte d'accusation est la position du ministère public. Et qu'il ne compte pas, à ce stade, exposer ses moyens de défense.
L'avocat de la défense a également fait remarquer aux jurés qu'il n'avait pour l'instant pas fait beaucoup de commentaires "à l'extérieur" sur le procès, parce que celui-ci doit se dérouler dans la salle d'audience et pas ailleurs. Il a cependant entendu qu'on lui reprochait déjà de faire le procès de Myriam Lechien…
"Il faut remonter à toute une série de circonstances"
"Il n'est pas question de faire le procès de la victime", a martelé Me Jean-Philippe Mayence. "Mon client est l'auteur d'un fait dont la matérialité n'est pas contestée. Mais pour comprendre comment un homme comme lui, sans antécédents, avec une vie professionnelle tout à fait acceptable, qui avait une bonne relation avec son père, a pu commettre ce qui lui est reproché, il faut remonter à toute une série de circonstances. La rupture de son papa et sa maman, les tensions qui ont existé, et sur lesquelles nous reviendrons."
"J'exercerai mes droits pour défendre mon client…"
Et le conseil de se faire plus ferme, en précisant qu'il n'entendait pas, à l'intérieur de la salle d'audience, se laisser dicter la manière dont il assurera la défense de son client. "On exerce notre fonction avec tout le respect nécessaire pour les victimes, Mme Lechien et les membres de sa famille, qui sont effectivement des victimes, je le dis clairement", a conclu Me Mayence. "Mais j'exercerai mes droits pour défendre mon client…"
Un assassinat, selon les parties civiles
Du côté des parties civiles, Me Wayntraub, qui représente la soeur ainée de Myriam Lechien, a précisé aux jurés que sa position était claire : pour elle, l'accusé a commis les faits après les avoir prémédités, et il s'agit donc d'un assassinat.
Même volonté du côté de Me Vanderbeck pour les enfants de Myriam Lechien.
"Il a vidé son chargeur, déchargé sa colère en tirant six balles dans le cœur et dans la tête"
"Le 29 mars 2023, mes clients ont perdu leur mère, une femme lumineuse, une femme dynamique, parce qu'un homme, l'accusé, a décidé volontairement, en pleine conscience de ses actes, sachant ce qu'il faisait, ayant mûrement réfléchi, a décidé de lui ôter la vie en l'abattant à bout portant, avec l'arme qu'il avait emportée avec lui, vidant son chargeur, déchargeant sa colère en tirant six balles dans le cœur et dans la tête", a scandé l'avocat. "Les faits sont là, implacables, cruels, violents. Totalement incontestable !"
L'avocat des enfants de Mimi Lechien a annoncé aux jurés, dans la foulée, que l'accusé va tout tenter au cours du procès pour ne pas assumer ses responsabilités. Le président Pierre Delcour l'a alors interrompu, faisant remarquer qu'il n'avait pas encore interrogé Nicolas Ullens…
Cet interrogatoire d'audience a commencé vers 14 h 30.
