Un bras musclé ne suffit pas

"Il est nécessaire de renforcer le bras sécuritaire." Théo Francken ne pouvait laisser passer l'occasion. La violence déployée, en marge, des manifestations en Belgique et surtout en France a marqué les esprits. En marge, parce que manifestations pacifiques il y a eu. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour passer des messages. Mais ils sont restés lettres mortes. Abasourdis par le déchaînement de brutalités déployé lors de ces rassemblements.

Un bras musclé ne suffit pas

La réponse fuse comme une évidence: il faut frapper mieux et plus fort. Le ministre de la Défense (N-VA), avec son confrère de l'Intérieur Bernard Quintin (MR), veulent donc un corps de police "dont les membres suivraient un entraînement à la fois policier et militaire". Une gendarmerie 2.0.

En titillant la corde sensible: "On doit sécuriser le citoyen". Effet d'annonce, politique à chaud: le résultat est le même, il faut réagir tout de suite avec des propositions… chocs. Une nécessité existentielle pour un politique. Au-delà de ce qui ressemble à un transfert d'enveloppe budgétaire et d'un glissement de la sphère d'intervention de l'armée vers nos rues, on s'interroge. Face à ces tactiques de guérilla urbaine, les forces de l'ordre sont obligées de se remettre en question mais ajouter une couche de boucliers à une couche de boucliers ne permettra pas d'enrayer cette violence. C'est mettre une rustine sur un pneu déchiré. Devant l'ampleur de cette violence, une approche globale s'impose en amont et en aval.

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