Meurtre de la baronne Myriam Ullens : son beau-fils Nicolas Ullens sort de prison, avec un bracelet électronique !
Il avait tiré six fois, cinq balles ont atteint l'épouse du baron Guy Ullens de Schooten. Jusqu'ici, sa demande de surveillance électronique lui toujours été refusée. Cette fois, en appel, la Chambre des mises en accusation lui a donné son bon de sortie.
- Publié le 17-10-2023 à 14h41
- Mis à jour le 17-10-2023 à 15h10

Incarcéré depuis mars dernier, il avait demandé, au début du mois, via ses avocats, sa sortie de prison sous surveillance électronique, mais la chambre du conseil de Nivelles le lui a refusé, comme l'a réclamé le parquet évoquant notamment le risque de récidive. C'était la cinquième fois qu'il comparaissait devant la chambre. Deux préventions sont retenues à sa charge, assassinat, c'est-à-dire meurtre avec préméditation, et infraction à la loi sur les armes.
Mais le prévenu est allé en appel, devant la Chambre des mises en accusation de Bruxelles. L'affaire était plaidée ce mardi matin. La décision vient de tomber. Nicolas Ullens peut sortir de prison. Il est placé sous surveillance électronique.
Âgé de 57 ans, Nicolas Ullens de Schooten est soupçonné d'avoir tué sa belle-mère septuagénaire, la baronne Myriam Ullens, née Myriam Lechien, épouse du baron Guy de Ullens de Schooten. Il est soupçonné de l'avoir tuée à l'aide d'une arme à feu, le mercredi 29 mars à Ohain, dans l'entité brabançonne wallonne de Lasne, devant la propriété de son père. Ce matin-là, Nicolas Ullens avait rendu visite son père et à Myriam, appelée "Mimi", la seconde épouse du baron Guy Ullens. Il reprochait à celle-ci d'avoir semé la pagaille dans la famille et d'avoir fait fondre la fortune familiale. Après avoir quitté la villa, il a attendu la sortie du couple en voiture et a tiré six coups de feu à l'aide de son pistolet. Cinq coups ont atteint "Mimi".
" Comme en chambre du conseil, j'ai plaidé ce matin le fait que le risque de récidive ne tenait pas la route, je n'ai pas plaidé sa libération mais bien la surveillance électronique", nous commente l'avocat Jean-Philippe Mayence, l'un des deux avocats de Nicolas Ullens avec Dimitri de Beco. . "Mon client a tué dans un contexte particulier qui ne se reproduira plus." Et l'avocat de rappeler qu'"une surveillance électronique n'est pas une libération. Il s'agit toujours d'un régime de détention, de privation de liberté. La loi sur la détention préventive est d'ailleurs très claire. Il faut privilégier le bracelet électronique. En ce sens, la décision de la Chambre est un cas d'école. On estime qu'il ne présente plus de dangerosité. Dans son arrêt, la Chambre pointe le fait qu'il faut, chaque fois, se poser la question de l'alternative à la détention préventive en prison et vérifier s'il n'y a pas de contrindications notamment en raison de la, personnalité de l'inculpé. La Chambre n'a trouvé aucune de raison de s'opposer à sa demande de bracelet électronique. "
Du reste, précédemment, Jean-Philippe Mayence nous avait indiqué que l'expertise psychiatrique "ne jouait pas en défaveur de son client", sans donner plus de précision "pour préserver le secret de l'instruction."
Les avocats de Nicolas Ullens avaient déjà fait appel le 24 juillet dernier alors que la chambre du conseil avait, là, aussi, refusé le bracelet électronique. La chambre des mises en accusation les avait alors déboutés le 4 août.
